Un mort à Antananarivo, hier, où des dizaines de milliers de partisans du maire ont attaqué la radio nationale et la télévision du président Ravalomanana.
Sept ans après la chute de Didier Rastiraka, l’autocrate qui avait dominé Madagascar pendant un quart de siècle, la Grande île s’enfonce de nouveau dans la tourmente. Marc Ravalomanana, l’homme d’affaires qui a succédé au dictateur, en 2002, est à son tour contesté dans les rues d’Antananarivo d’où partent toutes les révolutions.
Après plusieurs rassemblements interdits, réunissant chacun des dizaines de milliers de partisans du maire, Marc Ravalomanana était rentré précipitamment, dimanche soir, d’un sommet en Afrique du Sud. Accueilli par une haie d’honneur entre l’aéroport et la capitale, il avait condamné la « désobéissance » et donné le signal de la reprise en main.
« Je ne supporte aucune violation de la Constitution dont je suis le garant. Nous sommes arrivés au seuil de saturation car aucun gouvernement au monde n’accepterai la confiscation du pouvoir de cette manière. » Propos plus que fermes du chef de l’Etat, hier en milieu d’après- midi, à sa descente d’avion de retour d’Afrique du Sud. De même, un ordre formel a été donné, sur le champ, au Premier ministre et à l’ensemble du gouvernement pour qu’« ils rétablissent l’ordre et protègent la Constitution ». A l’endroit du camp adverse, précisément de Rajoelina Andry qui n’a jamais été cité nommément, Ravalomanana Marc l’a aussi intimé l’ordre de remettre les choses à l’endroit. Se faisant même plus menaçant, il rappelle qu’il faut attendre les élections, s’il souhaite accéder au pouvoir. Et s’il y arrive !
Source et photos 1 : La colère contre le pouvoir enfle à Madagascar
Source et photos 2 : Ravalomanana Marc « Je suis le garant de la Constitution »
Source et photos 3 : Des instructions présidentielles fermes pour rétablir l’ordre dans le pays
Révolte et désobéissance civile à Madagascar…



Dernière mise à jour le Samedi 21 août 2010
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